La vie sexuelle d’un tétraplégique : Vadredi 20 Avril 2018

Enfin !

Je suis complètement ça y est. Cela faisait un bail, pas vrai ? Eébèèè oui, c’est komsa, épi c’est tout. Non je ne suis pas mort, contrairement à mon maître spirituel, j’ai nommé l’immense Stephen Hawkins. Immense par son savoir et aussi par sa laideur, car on ne peut pas dire kil était BG[1], si ? 

Je remercie toutes Selzéceu qui se sont inquiétés.ées  de/par mon silence. C’est sympa. En fait j’écris pour que les gens arrêtent d’apostropher Nathalie : -Et il écrit plus ? -Et il n’est pas bien ? -Il n’écrira plus jamais ?... Bref, tu vois le tableau. 

Aujourd’hui est un grand jour : il fait beau, j’ai moulé un bronze de chez Guévara en deux-deux (évènement exceptionnel), le jardin est plein de fleurs, le rossignol est revenu avec un.e conjoint.e, et pour la première fois en quatre mois je peux délaisser l’ordi qui bosse tout seul.

La raison de mon silence est la suivante : comme un mec, j’ai décidé de ne faire qu’une chose à la fois, mais bien. D’aucuns le savent déjà : je “bosse” sur un projet 3D. Phrase totalement incompréhensible pour qui n’est pas familiarisé avec l’informatique. -C’est quoi la 3D ? ça sert à quoi ? A rien mon p’tit Emilien, à rien. En fait, voilà ce que je fais : je créé des objets sur mon ordinateur, qui apparaissent à l’écran en trois dimensions. Ça ne sert à rien, mais cela me permet de rester créatif en concevant des trucs comme avant, mais en virtuel. Je n’aurai plus le plaisir de la matérialisation/fabrication, mais j’ai doublé mon pouvoir de conception grâce à lordji et les logiciels de modélisation en 3D. Bien sûr, au plus j’apprend à me servir de “l’outil”, au plus cela me passionne, et de fil en câble je découvre une myriade de techniques pour ci ou là. Du coup, mon projet de deux semaines s’est transformé en projet de quatre mois, avec un rendu vraiment sidérant. Voilà pourquoi, tout simplement. Pardon si je vous ai délaissé quelques semaines.

Sur “l’établi”, il y a bien sûr le cabriolet de ma femme, revu et corrigé avec un V8 Chevrolet (what else ?) suralimenté à l’oxyde nitrique, mais pas que ça. Il y a aussi un fauteil électrique modifié à la sauce iOllie avec peuneus slip[2]de karting, le chassis de la future moto de Tom (qui, soit dit en passant, convertit toutes les brelles des ados aux alentours, on a un véritable Cotignac Chopper Club à domicile), et aussi un lavomatique pour tétraplégiques à bulbe rachitique, avec un rouleau central pour nettoyer la raie du cul qui schmeckte. -Et voui Madame Muche, ça fourmille de projets lad-daang.

J’en suis arrivé à maudir les interruptions pour manger, kiné, ou autres et à compter le temps improductif, tant cela me plaît. Une aide me questionnait : –Toi, tu étais patron ? Pas vrai ? C’est vrai, j’ai toujours aimé optimiser mon temps productif, et ce n’est pas ma SLA qui changera cela. Fait chier d’être enlevé de mon bureau de longue ! Voilà, c’est dit. Alors maintenant que lordi travaille à calculer les 1500 premières images, je peux enfin reprendre la plume, enfin l’oeil gauche. J’ai le ventilo du Mac qui s’allume : c’est jouissif, enfin c’est lui qui bosse (et il en chie grave !). Pour terminer le côté geek, sachez que la 3D se décompose en moultes tâches : dessin, création du volume, texturage, animation, rendu, puis montage vidéo le cas échéant. Chaque étape bâclée met en péril la suivante, et j’ai remis mon frein bien plus de cent fois sur la ronge… Les pratiquants.tes peu fortunés.ées sauront quelles galères représentent une extension obsolète ou un gratuiciel dont les fonctionnalités sont limitées à ceci ou cela. Je les ai TOUTES eues ces merdes, sans exception. Je suis tombé dans tous les pièges. Fort de cette expérience, je me sens désormais serein et capable de sortir une usine à gaz, animée. iPad sushis. Et pour finir, je confirme que mon Cap Canaveral est totalement dépassé. C’est un peu comme vouloir faire Paris-Nice par l’autoroute avec une Simca 1000. Autant prendre la N7 et prendre trois hôtels. C’est ce que je fais donc, en rêvant d’un Mac Pro… qui coûte toujours un bras.

Alors, quad neuf ? éébè, un moulon de trucs. D’abord, dans le cadre des journées internationales de l’enclume (JIE 2018), j’ai posé mes 50 enclumes ce 31 Mars. Kilukru que j’atteigne un demi-siècle ? Pas moi. J’ai toujours pensé (et voulu) canner avant. Vivre à fond et mourir jeune, une fois les enfants lancés sur leurs voies. Un peu égoïste, j’en conviens. Mais vivre vieux, Aquabon ? D’ailleurs, Aquaserge ? Pour tout vous dire, Aquaserge est un groupe de rock psyché-délicieux génial, co-fondé par le non moins génial Julien Barbagallo qui fait une carrière en solo remarquable en même temps qu’il est le batteur du célèbre groupe australien Tame Impala. Le spectre d’influences d’Aquaserge s’étend de Can à Moondog, Jean-Claude Vannier, Frank Zappa, Robert Wyatt, King Crimson et John Coltrane. Ce n’est pas du Jul quoi. Je n’ai pas répondu à la question, mais je vous invite à découvrir ces trois groupes. Cocorico. Et oui, j’écoute toujours plus de musiques, et j’en découvre tous les jours. C’est un des avantages d’être un tétra-gastéropode, pour peu qu’on ait une oreille mélomane… A ce propos, j’ai dû déménager mon compte Deezer, du coup j’ai fait le ménage. Encore plus de listes de morceaux[3]à écouter et plus de 1600 “coups de coeur”, je vous invite à les consommer sans modération. Mon compte est désormais ici.

Au sujet de l’actualité du légume aandji-KP geek que je suis, j’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai réussi, enfin, à mettre toute ma iLife sur un seul site. Ouais, j’ai un site-ouèbe ! J’avais essayé jadis de m’y mettre, mais le HTML, le Javascript, les widgets et autres SSL ça me broute grave et j’y capte nibe. Je me suis donc adressé à une nouvelle et fraîche Cotignacéenne réputée dans la branche pour m’aider. J’ai nommé Odré de Audesign, une experte que je recommande évidemment vivemaaang. Grâce à elle, j’ai enfin réuni le blog, le forum, mes photos et mes vidéos, téléchargeables qui plus est. On peut même y acheter mon bouquin dédicassé, –y’a rien là ? (Hô, Piw…) J’invite donc tous les membres de mon blog à migrer vers mon site ouèbe, le blog actuel étant voué à disparaître. –Nooon, ce n’est PAS compliqué. Y’a juste à vouloir le faire. Pour aller sur mon site, cliquez ici. Ou tapez l’adresse suivante : www.iollie.fr  Plus simple tu meurs. Cliquez en haut à droite et créez un profil exactement comme sur le site du blog. Bon, moi-même je n’ai pas encore tout compris pour balancer des liens ou mettre à jour un truc, mais ça viendra.

Côté SLA, pas mal de changements. Pourquoi ce titre ? Toujours pareil : pour stimuler votre curiosité. Un.e tétraplégique qui baise, ça vous intéresse ? Hein ? Je vous laisse imaginer ce que vous voudrez. La SLA continue son boulot, petit à peutchi. Ce n’est pas flagrant, mais moi j’y sens bien. 

-Le preumss de la dégradation est la déglutition (mot infâme qui me fait toujour penser au bruit de “glou”, lorskon avale, à raison du coup…) Je lutte pour éviter le raccord branché à l’estomac, mais franchement (-entre nous, tsé ?), y’a des jours j’adorerai ne pas passer une heure à table pour avaler un verre de liquide. C’est d’un chiant ! Et ça, trois fois par jour. Le top-moumoute, c’est quand il y a plein de monde, et que tu te tapes une fausse-route en direct-live, et que TOUT LE MONDE te regarde. C’est naturel, c’est comme la chasse et les chasseurs. Moi, samgav. Là j’aurais bien un tube dans lequel on pourrait verser de l’eau ou l’alcool pur (pourquoi s’emmerder avec des coptels?), ou du THC[4]liquide. Et mieux, même plus besoin de se mettre à table. Je pourrai me remplir la panse devant l’ordi, comme 50% des employés de bureaux. J’extrapole : -imagine que t’as pas besoin de dormir. Un vieux rêve que j’ai toujours eu. Je pourrais bricoler toute la nuit, et bosser tout le jour. Faire de la 3D toute la nuit avec FIP, et être content d’être arraché de mon bureau pour une séance de kiné. Mais non, ce n’est pakomsaPacontan c’est pareil. Voilà donc pour la déglutition qui décroît. Moralité : “Je suce, mais j’avale pas”. A ce propos, il m’est venu un doute : peut-on se moquer des handicapés ? Sacré sujet, non ? Et bien, si on me posait la question, je dirais OUI sans hésiter. Même que ça devrait être obligatoire. Franchement, (entre nous), ils n’ont pas de gueule, si ? Moi je ne trouve pas, et ça ne me dérange point qu’on se paie ma figure. J’assume ma négritude, pleinement. Mes amis ont bien raison de me brocarder. Rire c’est bon pour la santé, autant profiter de la situation. Il faut rire au moins cinq minutes par jour (statistique fondée), c’est très bon pour la santé. Rien qu’à voir les tronches inquiètes de mon entourage, à 9H00 j’ai atteint le quota !

Ségoundo : la spasticité (le volume de sPastis). Les nuits sont désormais interrompues par des spasmes terminant en crampes. Malheureusement ce phénomène se produit également de plus en plus en journée. –Comment t’expliquer? Chaque mouvement d’un membre ou du cou déclenche une force maximale incontrôlable. C’est comme si pour soulever une feuille de papier, je mets tous mes muscles à contribution en étant convaincu que ladite feuille pèse 60 KG. Du coup ma jambe pèse 60KG, mon poignet aussi. Cela peut aussi se traduire par la mâchoire qui ne désserre pas (c’est là que je sonne comme feu Renard !), ou un baillement qui finit en spasmes à déglinguer tout mon bureau. Le motoneurone transmet ce qui lui passe par la tête, c’est le bordel là d’dans. Mais en réalité, ce n’est pas marrant, du tout. La codéine n’atténue rien, et l’hexakine (sorte d’extrait d’aubépine qui te file la gerbe si t’as le malheur de croquer la pilule) n’y fait rien non plus. Nath s’évertue à essayer un coup avec, un coup sans, pour en tirer une conclusion statistique. Moi j’y vois que du feu. A propos d’Hexakine, M.&Mme. Zakine ont un fils… Nath dit que je noircis le tableau. Mouaip, je reconnais que schuipa un cadeau, m’enfin je sais quand même ce que mon corps me raconte au quotidien. Elle complémente ma brouette de pilules hebdomadaire avec toutes sortes d’herbes pour biomanes à cheveux long gris et autres naturopathes de bio-coop. Maintenant c’est la spiruline à toc. Et vas-y : –bouffe du bleu. Paraît qu’il faut y croire.

-Tersio : la bave ! Un véritable gars-stéréopod. Pour je ne sais quelle raison, la salivation reprends du service. Moyen en société, très moyen. Les gens pensent donc que suis débile mental, en plus de ma paraplégie. Bon, ce n’est pas totalement faux, j’en conviens.  Et puis, intérieurement je me marre à regarder les tronches déconfites des personnes qui me voient rarement, surtout lors des fausses routes. Bref, je salive à toc. Chiant pour fumer. Malgré mes demandes répétées, je n’ai toujours pas de porte-cigarettes. Vu que ce n’est plus à la mode de fumer (carrément hazbiin’), je présume que c’est pour me décourager. Raté. M’en branle des mois de vie gagnés, pourquoi faire ? Pour avoir la même tronche que Stéfènowking ? Abé, je préfère fumer. Bref, comme j’ai l’appui-teuté qui maintient ma fiole en avant, pas moyen de dégager la salive, et je machouille le filtre comme un vieux cubain archétype[5]. Si on perçait un trou (à la carotteuse) dans une de mes incisives, le problème serait résolu. Bon, pas dit que quelqu’un accepte une telle mission… J’ai beau demander un porte-cigarettes fixé à mon fauteuil depuis deux ans, tout le monde s’en bat les coudes[6]. C’est pourtant iper simple à fabriquer. Non, on me met une gabardine trouée par des mégots incandescents. Si vous vous demandez (un jour, va savoir…) pourquoi une veste est trouée par des clops dans le dos, vous saurez qu’il s’agit d’un fumeur sans bras.

Quaderche: les pieds. J’ai les chevilles qui enflent. Au sens figuré c’est pas un scoop, mais au sens propre ça craint grave. Des pieds de Hobbit, pareils. Avec des soquettes fines on dirait des pieds de vieille, genre bas de contention, trop laids. A force de kiné et d’anticoagulants, j’espère échapper à l’embolie ou une phlébilte. Là, la plus grande taille de Crocs suffit à peine. J’te raconte pas les bateaux que ça fait. Par contre mes cuisses n’ont rien perdu de leur force, ni forme. Et j’ajouterai pour les meufs (et/ou les omomicro) que j’ai toujours mon p’tit cul. Mais assis dessus c’est nettement moins glamour. Cuisses fermes donc. Je partirai bien en vélo, d’ailleurs… comme ça, sans échauffement. Comme avant. C’est un atout non négligeable, puisque cela me permet de tenir encore debout. J’ai rencontré un mec qui a choppé la SLA au même moment que moi, mais lui est mou comme un ver de terre, et en plus il est raccordé à un respirateur. Pas pareil là. Bon, lui parle encore. Chacun sa merde quoi.

Voilà, les grandes lignes à savoir. Allez, salut. A dans six mois… 

Je tiens à féliciter la O-Team[7]pour son soutien formidable au quotidien. Je pense d’abord à ma chère et tendre épouse qui mérite une ovation (levez-vous !) à elle seule pour arriver à ménager le fromage de chèvre et le chou. Chapoba ! Et puis Orelli, ma Superwoman qui craint dégun. Elle est vraiment formidable. Sans elle, notre quotidien serait une galère. Je rends honneur à Marc le petit corse, meilleur kiné du monde (c’est pas une connerie, c’est lui le meilleur). Et puis, saluons le retour de Souaze aux seins… de l’équipe, qui était ma toute première aide. Souaze a un humour qui me plait beaucoup, et ça c’est ippèrr important. Marion mérite aussi d’être citée pour ses mobilisations Kamasutréennes : une blonde dans un corps de brune, ainsi que la petite Aline, championne du monde de la bonne humeur. Une fois par semaine j’ai le privilège d’être ostéopathisée par la géniale Marie-Claire, que du bonheur[8]. N’oublions pas Karin Reddinger pour ses longs et boyaux services d’orthophonie depuis le début. Passera-t-elle chez Sosh ? Enfin un grand merki à l’équipe du EMSP[9]qui déboule au moindre texte inquiétant publié. Cela en fait du monde au service de ma personne ! Bien sûr toutes ces gens ont d’autres chats à fouetter, et toutes ne me tripotent pas la bite, et tant mieux. Merci à vous toutes et tous, je développerai d’autres anecdotes croustillantes dans une autre colonne sur vous, promis.

Pour conclure, je me dois d’être fidèle à la tradiçào: la rubrikmuzik plébiscitée à l’unanimité par vous (merci 🙂 ). Je vous propose aujourd’hui un titre vieux de 50 ans (comme moi), que j’ai découvert il y a quelques mois, et qui passe à l’occasion dans la sélection Jazz à FIP (ce n’est pas Fun Radio stuvoi c’que j’heu te dire). Je m’étonnais de la longueur plutôt rare en ces temps modernes où, dépassé les 4 minutes normalisées, tu es refoulé d’emblée par le comité d’écoute. Deuzio, je m’étonnais de la régularité du batteur, du moins de son motif[10]absolument imperturbable. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le batteur est aussi le chanteur ! Là, j’étais doublement conquis. Celles et ceux qui m’ont connu musicien (amateur, certes) savent à quel point j’aime les seventies, et ce groupe représente mon kif absolu. Peter Rivera est le mec que j’aurais voulu incarner. C’est lui, je l’ai trouvé. Les plus avertis.ies me parleront de Don Henley (batteur chanteur des Eagles), ou de Phil Collins, Levon Helm (the Band), Sheila E…. Y’en a un moulon. Oui, mais moi c’est Rivera de Rare Earth, épi c’est tout.

Rare Earth est un groupe américain des années 70. Produit par la fameuse Motown[11]sous le label Rare Earth, le groupe est composé uniquement de blancs, ce qui était alors une exception pour Motown. Leur plus grand tube est donc ce titre que je vous présente : Get Ready. Une reprise des Temptations (bien sûr) mais qui a littéralement enterré la version originale dans les ventes. Vingt-deux minutes ! Chaque instrument y prend un solo à l’ancienne, façon papa. Un peu dépassé de nos jours, mais bordel : c’que c’est bon !!! Je ne m’en lasse pas. Ecoutez-moi ce batteur ! Et le bassiste noong ? Maxi respect : le gonze joue la même note sur la même corde pendant tous les soli. Get Ready sort sur l’album du même nom en 1969, le morceau est un faux concert, mais un véritable succès. Les plus jeunes d’entre vous chercheront à voir une vidéo. Je leur dis qu’une musique s’écoute avec les oreilles, pabzoin de video. Toutefois, voici un extrait intéressant pour voir leurs fioles des années soixante-dix. Les autres videos sont nases, bien heureux que quelqu’un ait numérisé ce témoignage. Voilà : GetReady de Rare Earth. Montez le son et fermez les yeux. Que du bonheur.

Comme dirait un.e fonctionnaire à 14H00 un vendredi : -Bon week-end !

A tantôt.

[1]BG : Beau gosse.

[2]Slip : de l’anglais slick, signifiant lisse (sans profil ni gravure). Le français entend donc slip. C’est comme un ami qui pensait que « A slip of the tongue » signifiait en slip et en tongs…

[3]On dit playlists, ça fait mieux en société.

[4]Tétrahydrocannabinol. Cet extrait, plus communément appelé THC, est le cannabinoïde le plus abondant et le plus présent dans la plante de cannabis. Le tétrahydrocannabinol possède des propriétés psychoactives agissant sur le psychisme en modifiant le rythme cérébral, il possède également des vertus anti-inflammatoires et anti-métastatiques. SLA qu’il est intéressant !

[5]Bien sûr, tous les vieux cubains fument. C’est nase les clichés. Mais j’ai eu l’opportunité de me rendre sur cette île, et force est de constater que les anciens fument tous, surtout les femmes. Une femme âgée avec un cigare entre les dents, ça force le respect. Carte postale. Inoubliable.

[6]Variante polie que j’ai appris d’Annie Giai-Gischia. Je tenais à la citer. Cotignacéens.nnes, notez !

[7]O-Team : l’équipe qui m’entoure. Composée de ma femme, nos enfants, trois aides soignantes, deux kinésithérapeutes, une orthophoniste, une ostéopathe, une nutritionniste et l’EMSP de Brignoles. Je pourrais y ajouter mon reup, ma reum, le toubib, ma ergothérapeute tatouée et Mad Professor : le neurochef grand sachem.

[8]Que du bonheur ! Expression débile passée de mode. Heureusement.

[9]EMSP : Equipe Mobile de Soins Palliatifs. C’est eux qui géreront tout ce qui est lié à mon cas particulier en cas d’hospitalisation craignoss (anestésie, intubage, décisions définitives…).

[10]Dans le jargon des zicoss, on dit un pattern. Comme les Québecois [kébékwo] je refuse l’emprunt d’un terme estrangé si on a un mot pour le dire.

[11]Motown : de motor+town, puisque c’était à Detroit, Michigan, qu’étaient fabriqués la plupart des moteurs pour automobiles.

One Comment

  1. Manueltrabajo
    25 avril 2018 : 22:37

    Salut Bretman, c’est juste pour voir comment ça marche, mais moi j’aime bien voir les commentaires de tout le monde, il faudrait que ce soit comme sur le blog, et en plus je perd mon statut gold, ou platchine, ou bois, ou carton, ou BA 13, je sais plus, enfin, on s’en branle, fais y bien !
    Bise

  2. VinS
    23 avril 2018 : 16:12

    Dans ton nouveau site, ici présent, on ne m’enlèvera pas de l’idée que O. Brenkman et Olivier Brenkman dans la liste de tes membres, c’est la même personne ! De plus, ce malade s’envoie des message…. ET IL Y REPOND !!! un fou !

  3. VinS
    23 avril 2018 : 16:08

    Tu parles qu’on peut se marrer des handjicapés ! Comment tu t’es foutu de ma gueule quand j’avais plus une dent valide en façade… toi et tous les tiens d’ailleurs… c’te famille de fouteur de gueule ! Ho ça va, tu vas me dire que c’est pas ça le handicap, 3 ratiches qui sautent… Mais t’as envie, toi, de ressembler à Shane MacGowan, cet incontournable chanteur des si subtils “The Pogues” à la voix de cristal… La seule chance que j’ai eu dans cette histoire, c’est de ne pas devenir roux…

    Pour le porte-cigarettes, t’es chié quand même, je t’en ai offert un exemplaire de marque Zobo©, plaqué or, dont mÔnsieur ne daigne même pas se servir sous prétexte qu’il fait 3 tonnes et que tu ne peux pas fermer tes petites lèvres de petite salope… Je vais venir te la souder à grand coups de poing dans ta gueule ta merde et tu pourras fumer 24h/24… ou H24 comme disent ces connards de jeûûûnes !
    Oui, je suis énervé !!! Mais ça n’a rien à voir avec les portes-cigarettes, les handjicapés, la bave, la 3D, les pieds gonflés ou les spasmes. Je crois que c’est ta foutue musique de chevelus moustachus à pattes d’éléphant que j’ai fait la connerie de mettre en t’écrivant ces quelques lignes et j’ai l’impression que ce satané Peter Rivera m’assène des coups de baguettes Ludwig© (du 2B à grosses olives) façon caisse claire sur la tronche avec la régularité indéboulonnable dont tu parlais tantôt. C’est prenant, limite agaçant… mais, c’est lui le batteur !!! et c’est aussi lui le chanteur !!! ! 😉

    Enfin, je crois que tout ça, c’est absolument ça n’fait rien…

    Je t’aime, gros

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